La page se tourne doucement !!! Les amis.
A travers ces quelques lignes et photos, je veux vous faire un dernier clin d’oeil sur ce Marathon 2007.
Vous avez tous compris qu’il y aura dorénavant un après Marathon des Sables. L’Intensité des Emotions, le Partage sur le bivouac, la Souffrance de “l’autre” mais aussi la sienne, ne laissent pas indifférent.
La nature du terrain, le relief et la chaleur sont parfois des alliés, qui peuvent devenir de redoutables adversaires, dans l’instant qui suit.
Aujourd’hui encore, je suis incapable de voir certaines images, sans être ému. Impossible aussi de parler sereinement du Marathon des Sables, sans avoir la gorge nouée.
Laissons le Temps faire son chemin, mais de toutes les façons, les richesses accumulées pendant ces 11 jours seront une source dans laquelle je vais puiser encore longtemps.
Le projet Marathon des Sables 2007 a été pour moi, tout simplement à rappel de l’Ecole de la Vie.
Travail, Abnégation, Soutien, Confiance en soi, Partage, Joie, Rire, Bonheur, Tristesse, souffrance…Détresse!!
Allez, revenons sur la course: Comment ne pas rire maintenant, après avoir angoissé, de la perte de mon sac de course. Comme me l’a écrit Luc sur mon site, une petite montée d’adrénaline avant la course n’est pas forcément négatif.
Puis il y a le stress des contrôles administratif et médical. Malgré les avoir relu dix fois, on ne cesse de se dire jusqu’au dernier moment ” pourvu que tout est coché, bien rempli…”
Ensuite vient le moment où tu remets ta valise personnelle, à toi de régler les derniers détails et de faire le bon choix sur ce que tu emmènes et ce que tu laisses.
Tu es à 15 heures du départ, bizarrement les sentiments d’inquiétude, d’angoisse ou de peur disparaissent et laissent place à l’impatience.
La nuit passe, nous sommes levés vers 6h00, dans 3 heures c’est le départ du 22ième Marathon des Sables.
Je vais enfin avoir les réponses à mes attentes. Comment vais-je réagir à la chaleur (47°)? Courir avec un sac à dos de 13 kilos? Dans le sable? Sur les cailloux? Monter, descendre?…et puis les étapes s’enchaînent et défilent vite, trop vite.
En fait je n’ai pas le temps de me poser toutes ces questions ou de pleurnicher sur mes petits “bobos”. Tout le monde est logé à la même enseigne. C’est avant qu’il fallait y penser.
Le désert est impitoyable, si tu ne l’as pas respecté, il te lamine.
Le Marathon des Sables, ça se prépare 6 mois à l’avance physiquement et mentalement.
Prochainement je mettrai des liens en bas de page, pour ceux qui souhaitent en savoir plus, sur les journées et les étapes.
Courir pour les Autres
Je le disais avant de partir, cela c’est vérifié sur place, je vous le confie et vous le confirme.
Le moment est venu ou je leur ai remis ce que nous avions collecté à Vérines.
Vous pouvez découvrir la galerie photos complète sur ce 1er avril, qui restera gravé en moi dorénavant.
Que dire de l’Emotion, présente à chaque instant de ces 11 jours, que ce soit aux départs et aux arrivées des étapes, sous
la tente, avec les populations, à l’annonce du décès de Bernard….j’en pleure encore!!! Lors de ma venue au village d’Ait Louanne ou j’ai remis les 90Kgs d’effets scolaires collectés avec les classes de CM1 et CM2 et complétés par la mairie de Vérines. Mohamed, l’instituteur et les 65 enfants étaient présents, ils m’attendaient de pieds fermes. Ils avaient préparé et travaillé pour m’offrir leurs chants en arabe et en français. Leurs danses folkloriques, ils avaient fait des gâteaux, nous avons partagé, échangé…J’ en ai encore des frissons et la gorge nouée de vous l’écrire.
Bonjour à tous, c’est avec une pointe d’émotion que je vous transmets ce dernier
message. Comme vous le savez tous maintenant, nous avons laissé un copain de course dans le désert. Ce matin tous les coureurs ont déposé des pierres pour faire un petit dôme, une croix a été mise. Je ne vous décris pas l’intensité du moment.Puis la course a continué, ce jour 42,2kms au programe, une étape que je craignais. Pour deux raisons, comment a-t-on récupéré des 70Kms et que vont donner mes ampoules? En faite cela c’est plutôt bien passé. Départ 9h15, avec toujours des conditions de course exceptionnelles, arrivé au bivouac 5h50 aprés. Dans un état plutôt correct, je suis venu tout de suite au mail, puisqu’aprés on va s’occuper des pieds et du diner. Voilà ce sera le dernier message du désert, je tiens à remercier tous les gens qui m’ont soutenu depuis le début et les gens qui m’ont encouragé pendant la course. Je vous dis à bientôt de vous revoir.